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Comment évaluer les principales qualités des administrateurs et des administratrices en 8 points?

Il n’est pas simple de faire ressortir les principales qualités à évaluer chez des administrateurs et des administratrices d’OSBL. Malgré tout, je tenterai de les résumer en huit points qui, selon notre philosophie, correspondent aux huit rôles d’un Conseil efficace. Voici donc quelques questions à se poser pour évaluer quelques-unes des principales qualités souhaitées chez ces personnes les plus chevronnées.

La loyauté : Notamment envers la personne morale, c’est-à-dire envers les valeurs, la clientèle, la vision et la raison d’être de l’organisation, et ce, en toute modestie. Est-ce que vos administrateurs et vos administratrices connaissent et respectent les orientations stratégiques de l’association? Sont-ils loyaux et intègres envers la cause qui leur est chère? Car c’est à eux d’actualiser l’énoncé de mission et de vision de temps en temps.

La générosité : Notamment en ce qui concerne leur apport comme bénévoles. Est-ce que les administrateurs et les administratrices sont là pour donner et non pour recevoir? Donner du temps, apporter leur contribution en proposant des idées et en appuyant celles des autres. S’affairent-ils principalement à prioriser les grands choix stratégiques pour l’avenir de l’organisation? Entre autres, à consacrer de l’énergie à tenir des veilles stratégiques ou des lacs-à-l’épaule afin d’actualiser les priorités.

La confiance : Notamment pour déléguer des pouvoirs à la personne à la direction générale. Les administrateurs et les administratrices ont-ils leur propre opinion franche et honnête à l’égard du directeur général ou de la directrice générale, tout en ayant l’humilité de lui déléguer les moyens nécessaires et de lui faire confiance? Comme mentionné dans d’autres chroniques, la formation d’un comité exécutif ou l’utilisation erronée du titre « coordonnateur ou coordonnatrice » pour désigner une personne digne de confiance à la direction générale ne conviennent pas à une organisation mature. Le CA doit être un partenaire de la direction, déléguer et faire confiance.

La rigueur : Notamment dans la mise en place et le respect d’un cadre de fonctionnement efficace. Est-ce que votre CA a veillé à l’encadrement de ses activités et de celles de la direction générale? Autrement dit, les administrateurs et les administratrices ont-ils dressé des politiques de gouvernance? Ils devraient avoir la rigueur de connaître ces politiques et de les suivre afin de respecter la contribution de chacun et leur temps si précieux.

La responsabilité : Notamment envers les plans d’action, les budgets et leurs limites. Mais aussi envers le respect de la structure de l’organisation et les pouvoirs respectifs. Chacune des personnes administratrices bénévoles est-elle suffisamment et correctement impliquée? Connaissent-elles et respectent-elles dans leur mandat les deux niveaux de bénévolat lorsqu’ils s’impliquent également dans les opérations (si tel est le cas)? Il est de la responsabilité du CA d’adopter le plan d’action de la direction et de faire des suivis.

L’ouverture : Notamment envers les bonnes pratiques de gouvernance. Les personnes administratrices peuvent-elles ensemble et en harmonie adopter un fonctionnement qui leur ressemble? Sont-elles ouvertes à établir leur propre méthode d’évaluation de leurs activités, par exemple en procédant à leur autoévaluation? Le CA est-il d’accord pour prendre connaissance de toute l’information et de tous les avis disponibles? L’ouverture en CA est la capacité de travailler ensemble et de bonne foi à trouver la meilleure façon de gouverner et de se remettre en question afin d’être solidaire de la mission de l’organisation.

La démocratie : Notamment pour refléter la volonté du groupe, des membres et des partenaires. Est-ce que le CA gère les affaires de la personne morale en respectant la loi? Mais également en ayant l’honnêteté d’écouter les souhaits et les besoins des membres et de la clientèle pour qui l’organisation existe? Ils doivent faire en sorte que les désaccords ne soient jamais d’ordre personnel et avoir à cœur la promotion de l’unité. Cette démocratie permet au Conseil de garder contact avec la communauté, notamment par l’humilité et la reddition de compte devant l’AGA. Cela force également de temps à autre la mise à jour des règlements généraux afin de refléter davantage cette représentativité plus inclusive dans sa propre composition.

La compétence : Notamment ce qui concerne les rôles et les devoirs des administrateurs et des administratrices. Le CA se préoccupe-t-il de la viabilité de l’organisation? Les personnes élues administratrices savent-elles comment en assurer la pérennité? Pour maintenir sa compétence à jour et la faire évoluer, il faut investir en formation continue. On doit également assurer la relève, préserver la réputation de l’organisation en sachant gérer les risques et en s’assurant de la santé financière. Ainsi, peu importe la taille de l’organisation, exceller comme administrateur et administratrice demande plus que de l’expérience!

Vous aurez remarqué que le respect vient soutenir chacune de ces qualités. C’est parce que le respect est intrinsèquement lié à la fonction d’administrateur et d’administratrice, surtout dans le domaine associatif et des OSBL. Bonne gestion de la qualité!

Pour en savoir davantage sur les qualités des administrateurs et des administratrices de Conseils d’administration, planifier une séance de formation rassembleuse, vous procurer un livre sur le sujet (Roméo Malenfant, Guide no 2 : Comprendre votre Conseil en 20 réponses) ou profiter de tout autre accompagnement, je suis à votre service.

Par Marco Baron, consultant et formateur

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