Une organisation mature

Avant ses 29 ans!

Maturité organisationnelleL'aube de la maturité

Chez l'humain, la maturité fait partie de l'évolution normale et de l'ordre naturel des choses en vieillissant : bon nombre d'apprentissages sont intégrés; la plupart des valeurs morales et sociales ont pris racine; les peurs et l'anxiété se sont estompées au fur et à mesure que l'expérience a fait ses preuves. Lorsque l'individu a pris le temps nécessaire, au cours de son voyage, de s'occuper de sa santé à la fois psychologique et physique, il peut enfin atteindre ce plateau intérieur où règne une bonne sérénité.

On dit alors qu'il s'approche de plus en plus de l'apogée de sa croissance. Il peut choisir soit de laisser s'écouler paisiblement le temps qui, pour lui, n'a plus qu'une relative importance, tout en continuant de parfaire son évolution, soit encore de transmettre à d'autres le fruit de ses observations et des leçons qu'il a apprises au cours de son existence. À peu de choses près, le même processus s'applique aux organismes et à leurs administrateurs qui se retrouvent, à un moment donné, à ce qu'on pourrait appeler « l'aube de la maturité ».

De l'organisation à l'humain

Pour les organismes, nous parlons plutôt de crédibilité bien instaurée, d'influence sentie au sein de la communauté et de réputation solidement établie. Généralement, c'est à ce stade que l'on peut dire qu'une bonne vitesse de croisière est maintenant atteinte et qu'il s'agit alors de savoir maintenir le gouvernail pour naviguer sur des eaux calmes et rassurantes.

Sauf que cette apparence de bien-être recèle également, dans le creux de vagues, quelques petites embûches qui, si l'on n'y prend pas garde, peuvent entraîner le navire sur des récifs risquant d'égratigner quelque peu la coque, déstabilisant ainsi l'équilibre de la flottaison...

C'est ce qui risque d'arriver aussi à la vitalité des organismes et à leurs administrateurs qui refusent les remises en question, justificatrices des crises de croissance. Le questionnement et le cheminement ne sont pas que le lot des individus : ils font partie de la vie en général, incluant celle qui prévaut au sein des regroupements d'individus. Les cycles de toute évolution passent inexorablement par des phases plus houleuses, parce que c'est la seule façon d'atteindre un nouveau palier dans la longue marche de la vie. Ignorer cette « mouvance » de la vie équivaut à végéter ou à mourir. Pensons-y!

Selon les statistiques, la durée de vie des organisations au Canada est de 29 ans

Tout ce qui est «vivant» est en constante mutation et si l'on emprisonne la vie sous un étouffant manteau de confort, elle finit inévitablement par s'éteindre... Sauf que l'organisation doit, on l'espère, réaliser sa mission avant !

À l'instar de l'être humain qui doit apprendre tout au long de sa vie à polir sa philosophie en se mesurant à de nouvelles expériences, le milieu associatif doit également apprendre à progresser et à évoluer, et ce, en gardant à l'esprit que le rajeunissement passe toujours par la mutation et que résister au courant de la vie fait de nous des spectateurs passifs et inactifs. Rien ne vaut le dynamisme engendré par l'action et le merveilleux sentiment du renouvellement créé par l'abandon de vieilles pensées et de vieux schémas !

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Atelier et travaux portant sur:
L'actualisation de la mission, de la mission et des valeurs

Merci. Bonne gouvernance!

Marco Baron BAA | formateur et consultant

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